La formation en alternance

La formation en alternance

Sommaire

Qu’est-ce que c’est ?

Retour sur les points forts de l’histoire de la formation en alternance

Les avantages de la formation en alternance

Les contrats de travail dans la formation en alternance

Le contrat d’apprentissage

Le contrat de professionnalisation

Rythme et organisation de l’alternance

Les obligations de l’employeur

Les secteurs qui recrutent

Les démarches à suivre pour suivre une formation en alternance

 

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

Chaque année, près de 400 000 jeunes choisissent de travailler et d’étudier à la fois en signant avec une entreprise un contrat puis en s’inscrivant en même temps dans un centre de formation. C’est ce que l’on appelle la formation en alternance (ou formation duale).

Grâce à ce système, les personnes concernées peuvent préparer une qualification ou un diplôme qui débouche rapidement sur le marché du travail. De manière générale, il s’agit de formations techniques et professionnelles de l’Éducation nationale. Quoi qu’il en soit, les apprenants optent également souvent pour les formations proposées par différents ministères comme le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, ou de l’Agriculture.

Les diplômes obtenus sont nationaux, mais certaines écoles proposent aussi leurs propres diplômes, titres ou certificats. Dans les deux cas, tous les niveaux d’études sont concernés, du CAP au Bac+5 en passant par le BEP.

 

Pour cela, l’alternant peut signer des contrats en alternance, mais seuls le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation aboutissent à un diplôme ou une qualification permettant d’obtenir un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique ou un titre répertorié.

 

 

Retour sur les points forts de l’histoire de la formation en alternance

Il existe deux systèmes de formation en alternance sous contrat de travail en France : d’un côté l’apprentissage, et d’un autre les programmes de formation en alternance proprement dits. Ces derniers existent depuis plus de 20 ans aujourd’hui, vingt années où ils ont connus de nombreux rebondissements. L’objectif ? Rapprocher davantage le contenu des enseignements et les certifications ou qualifications visées aux besoins réels des entreprises. Ce fut surtout le cas après l’accord national interprofessionnel du 20 septembre 2003.

Quoi qu’il en soit, avant cela, il y a eu plusieurs réformes et mouvements pour mieux préparer les apprentis. Entre 1975 et 1982, il avait en effet pas moins de quatre pactes pour l’emploi et l’avenir des jeunes qui se sont succéder. On citera notamment Le Contrat emploi-formation (CEF) de 1975, au départ à titre « expérimental et conjoncturel » qui est le précurseur le plus direct de l’alternance.

 

Huit ans plus tard naîtra la formation professionnelle en alternance créée par l’accord national interprofessionnel du 26 octobre 1983 et dispensée dans le cadre des contrats de qualification et d’adaptation (CQ, CA). À ses débuts, elle visait déjà à accroître l’employabilité des jeunes sortant du système scolaire sans qualification adaptée aux besoins du marché du travail. En même temps, elle servait à donner des moyens aux branches d’orienter l’appareil de formation afin de répondre à leurs besoins de compétences à court et moyen terme.

À partir de 1988-1989, le contrat de qualification sera affiné par les partenaires sociaux. Il répondra davantage à leur offre de qualifications, notamment sous l’influence de l’ordonnance du

16 juillet 1986 et du décret d’application de février 1988. Grâce à cela, un système de certification est né avec les certificats de qualification professionnelle (CQP) visant l’accès à un poste qualifié.

 

Peu à peu, le développement du contrat de qualification s’effectuera au profit d’une population relativement plus favorisée en termes de niveau scolaire notamment grâce à l’accord national interprofessionnel du 20 septembre 2003. Il vise à approfondir le rôle des partenaires sociaux dans la définition des politiques de formation en alternance. En même temps, ils n’oublient pas de rapprocher le contenu des enseignements et les qualifications ou certifications visées aux besoins réels des entreprises.

 

 

Les avantages de la formation en alternance

La fréquence de l’alternance est très variable d’une formation à l’autre, que l’étudiant alternant (statut particulier, salarié ou stagiaire indemnisé ou non) suive une formation dispensée par un établissement d’enseignement et par une entreprise d’accueil. Dans tous les cas, les avantages à en tirer sont extrêmement nombreux.

Non seulement l’apprenant perçoit un salaire (cela n’est pas toujours le cas), mais il dispense en même temps d’une formation prise en charge par l’employeur et par l’État. Bien évidemment, il acquiert une expérience professionnelle non négligeable. En plus, les entreprises d’accueil recrutent l’alternant dans 40 % des cas.

 

Pour les jeunes de l’avant bac en particulier, dont les aptitudes et l’appétence sont mieux adaptées à des cursus métiers, ce système est un facteur décisif dans leur insertion sur le marché du travail. Certains d’entre eux peuvent même poursuivre leur formation après le Bac pour se spécialiser et développer leurs talents.

 

 

Les contrats de travail dans la formation en alternance

Rappelons-le, la formation en alternance utilise une pédagogie fondée sur l’articulation de périodes de formation théorique dispensées en centres de formation et de périodes d’acquisition de savoir-faire en entreprise. Dans ce sens, elle est organisée autour de deux contrats :

  • le contrat d’apprentissage
  • le contrat de professionnalisation dans le cadre de la formation professionnelle continue

 

1- Le contrat d’apprentissage

Il s’applique dans le cadre de la formation initiale et s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans. Néanmoins, il est possible d’obtenir des dérogations à cette limite d’âge dans certaines situations. Il permet d’obtenir un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique ou un titre répertorié. Ces derniers font l’objet d’une procédure d’enregistrement dans le RNCP ou Répertoire national des certifications professionnelles.

En revanche, les certificats de qualification professionnelle de branche ainsi que les certifications des organismes privés et parapublics sont inscrits au répertoire de la CNCP ou Commission Nationale de la certification professionnelle (CNCP). Cela se fera sur dossier et après avis favorable.

 

 

2- Le contrat de professionnalisation

C’est un contrat de travail qui remplace le contrat de qualification, d’adaptation et d’orientation pour accéder à une certification (diplôme, titre, CQP, certification reconnue). Il s’applique dans le cadre de la formation professionnelle continue et s’adresse aux personnes âgées de 16 à 25 ans révolus pouvant ainsi compléter leur formation initiale. Il concerne également les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus, inscrits sur la liste des demandeurs d’emploi gérée par Pôle emploi.

Par ailleurs, les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et d’un contrat unique d’insertion (CUI) sont également concernés. Il en est de même pour les personnes ayant bénéficié de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et du revenu de solidarité active (RSA). Dans tous les cas, le contrat de professionnalisation leur permettra d’obtenir une qualification et de favoriser leur (ré)insertion professionnelle.

 

 

Rythme et organisation de l’alternance

Le rythme des formations varie principalement en fonction de l’entreprise et du centre de formation. Quoi qu’il en soit, la durée du contrat dépend de la durée de la formation elle-même. Il ne faudra pas non plus oublier que l’apprenti doit toujours s’engager à travailler 39 heures par semaine et à respecter les obligations d’un salarié.

La formation se fera par période, généralement à un rythme de 35 à 40 heures par semaine, pour un total minimum de 400 heures de formation par an. Pour le contrat d’apprentissage en particulier, il dure entre 1 et 3 ans et se présente comme un contrat à durée déterminée ou CDD.

 

Voici des exemples de rythmes couramment appliqués entre l’entreprise et le centre de formation :

 

  • 2,5 jours en entreprise / 2,5 jours en centre de formation ;
  • 1 semaine / deux ;
  • 1 semaine / trois ;
  • 15 jours / 15 jours ;
  • 1 mois / 1 mois ;
  • 2 mois / 2 mois ;
  • 6 mois / 6 mois.

 

 

Les obligations de l’employeur

Pour mettre en place ce système et pour qu’il prenne tout son sens, l’entreprise doit adopter au sein même de sa structure un ensemble de moyens. Il a notamment pour obligation de suivre quotidiennement l’apprenant, de déployer une écoute plus importante et de proposer une formation accentuée.

Mis à part ces moyens organisationnels, il doit également mettre en place des moyens humains notamment un maitre d’apprentissage dans le cadre du contrat de l’apprentissage. Celui-ci aura pour principale mission de contribuer à l’acquisition par l’alternant des compétences correspondant à la qualification recherchée et au diplôme ou titre préparé. Autre moyen : le tuteur, dans le cadre du contrat de professionnalisation. Il se chargera d’accueillir, d’informer, d’aider et de guider l’apprenti tout au long de l’action de professionnalisation.

Par ailleurs, il y a aussi le correspondant ressources humaines, si cela est nécessaire.

 

 

Les secteurs qui recrutent

De manière générale, les entreprises les plus sollicitées sont celles qui sont liées au bâtiment, à l’hôtellerie-restauration, au commerce de bouche, à la coiffure ou encore à la réparation et vente d’automobile. Il s’agira plutôt des PME du secteur artisanal. Quoi qu’il en soit, avec la forte demande et les nombreuses offres sur le marché, on remarque un développement important vers d’autres secteurs prometteurs.

Les secteurs de l’immobilier, de la culture, des sports et des loisirs ouvrent par exemple de plus en plus leurs portes à l’apprentissage. Il en est de même dans le domaine des télécommunications et du conseil en informatique. Le secteur public n’est pas non plus en reste puisque la fonction publique recrute aussi des apprentis. Ils exerceront principalement dans les ministères, les hôpitaux publics, ou encore les collectivités locales puis devront passer un concours pour obtenir un poste de fonctionnaire. S’ils sont à La Poste, il leur suffira d’obtenir un contrat d’apprentissage.

 

avenir de l'alternance en entreprise

 

 

Les démarches à suivre pour suivre une formation en alternance

Contrairement à ce que l’on pense, les formations en alternance ne s’obtiennent pas uniquement suite à des candidatures spontanées ou grâce à ses relations personnelles. Il existe également des institutions qui proposent des offres de contrats en alternance. On citera les centres d’information pour la jeunesse (CIJ), les agences locales pour l’emploi (ANPE), les missions locales et les chambres consulaires (chambres de commerce et d’industrie, chambres des métiers). Dans tous les cas, il faudra toujours présenter son CV ainsi qu’une lettre de motivation exposant entre autres son projet professionnel.

 

Dossier réalisé par Planète Formation.fr.
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